L’Europe de la fin du XVIᵉ siècle palpite encore du fracas religieux et dynastique qui l’a déchirée. Les royaumes se méfient, les émissaires espionnent, les princes catholiques et protestants se jaugent dans un équilibre précaire. Et au centre de ce jeu d’échecs brûlant, deux femmes, deux reines, deux cousines : Élisabeth Tudor , la souveraine prudente et redoutée de l’Angleterre protestante, et Marie Stuart , l’ancienne reine d’Écosse devenue l’icône fragile du catholicisme menacé. Depuis 1568 , Marie vit sous bonne garde en Angleterre. Elle a fui son royaume, renversée par la noblesse écossaise, espérant refuge auprès d’Élisabeth. Et c’est un semi-exil, un doux cachot : châteaux, domaines seigneuriaux, escorte, confort — mais toujours des murs, toujours des gardes. L’Europe entière murmure sur son sort. Marie, au fil des années, devient bien plus qu’une captive : elle devient un symbole, un drapeau, une menace potentielle. Les complots et la patience qui s’eff...
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